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Vente du siège des républicains: l’étau se resserre

Le siège des Républicains sis à la rue de Vaugirard dans le XVème arrondissement de Paris va être mis en vente. Cette propriété acquise en 2011 est un ancien garage de 5.500 m² avec dix étages et à la façade vitrée qui avait couté une quarantaine de millions d’euros, les travaux et équipements inclus. Les républicains auraient emprunté un montant de 32 millions d’euros sur treize ans pour son financement.

Le bâtiment sera vendu en lease-back, c’est-à-dire que le nouveau propriétaire devra le relouer immédiatement aux Républicains. « La solution que nous avons trouvée est idéale, puisqu’on reste dans les locaux, mais en même temps on va pouvoir rembourser 80% de notre dette résiduelle dans les cinq ans qui viennent », a déclaré le trésorier du partis, Daniel Fasquelle.

Le siège du parti socialiste, situé au 10 rue de Solférino, avait subit un sort pareil sauf que le bâtiment avait été carrément abandonné par les socialistes. A cet effet, Laurent Wauquiez, président du LR a déclaré : « Nous ne sommes pas le PS, un parti moribond. On ne cède pas notre siège historique. Les Républicains sont bien vivants ! On est bien là ».

Les raisons de la vente du siège

La vente du siège des Républicains, actée avec les banques depuis le 10 décembre a pour objectif principal de renflouer les caisses de la famille politique et ainsi retrouver des marges financières dès les prochaines campagnes.

Cette vente, si elle est effective, va permettre aux républicains d’épurer 80 % de leur dette estimée aujourd’hui à 55 millions d’euros. Selon les propos de Daniel Fasquelle, un tiers de la dette serait lié à l’affaire Bygmalion dans laquelle Nicolas Sarkozy est mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. « Sans celle-ci, on aurait pu garder le siège et rembourser la totalité de la dette en cinq ans », explique t-il.

Aujourd’hui, le parti est confronté à des problèmes liés principalement à la fonte des militants et à la disparition d’une grande partie des financements publics liés au nombre réduit des élus.

Toutefois, Laurent Wauquiez reste confiant quant aux mesures prises pour la réduction de la dette : « La majeure partie de ce désendettement devra être réalisée les trois premières années, 2018, 2019 et 2020 avec un désendettement massif les deux premières » a-t-il affirmé.