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Les médicaments qui peuvent arrêter l’addiction à la cigarette

On ne le dira jamais assez, le tabac est dangereux pour la santé et décider d’arrêter de fumer est une très belle initiative. En effet, l’arrêt du tabac nous permet d’éviter les risques de cancer et de maladies cardiovasculaires, d’avoir une respiration plus confortable et de se libérer de la dépendance à la nicotine.

Heureusement, certains médicaments peuvent nous aider à arrêter de fumer, mais comme pour tous médicaments, ils présentent des contre-indications et d’éventuels effets secondaires. A cet effet, il est vivement conseillé de demander l’avis d’un médecin qui décidera du type de traitement qui vous conviendra le mieux.

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Les substituts nicotiniques sont des médicaments faits à base de nicotine et qui aident à réduire, voire éliminer, les symptômes de sevrage et ainsi favoriser l’arrêt du tabac. Le procédé est simple, vous utilisez des gommes, patches et sprays qui vous délivreront de la nicotine sans apporter les produits cancérigènes du tabac.

Le traitement dure trois mois et présente l’avantage d’être accessible en pharmacies et subventionnés lorsqu’ils sont prescrits par un médecin ou une sage-femme. Quelques effets secondaires sont toutefois envisageables, irritation de la bouche ou dépendance accrue à la nicotine.

Les médicaments homéopathiques vous aident également à arrêter la consommation du tabac en vous libérant lentement la nicotine dans le sang. Il s’agit de tabacum et de caladium qu’il faudra prendre à chaque fois que le besoin de fumer se fera ressentir. Il vous évite par ailleurs les symptômes liés au manque de nicotine, notamment les vertiges, nausées, diarrhées ou toux.

La varénicline (Champix) est un traitement médicamenteux qui aide à arrêter la cigarette et favorise la réussite du sevrage. Il agit directement sur le cerveau et est réservé aux gros fumeurs. Depuis mai 2017, il est subventionné à condition d’être prescrit en seconde intention, après échec des substituts nicotiniques. Le traitement dure au moins 12 semaines au cours desquelles des effets de nausées et cauchemars peuvent apparaitre. Ce traitement est déconseillé aux femmes enceintes.

Le buproprion (Zyban) est à l’origine un antidépresseur. Comme le Champix, il amène son utilisateur à en découdre avec la nicotine. Les effets secondaires sont le risque d’insomnie dans 30 à 40 % des cas et les troubles neurologiques. Le traitement se fait en moins de sept semaines. Toute personne souffrant de crise épileptique ne doit en aucun cas faire usage de ce médicament.